Partager l'article ! Siwa : couscous et nasgûls: Siwa, petite oasis à l'Est de l'Egypte, près de la frontière lybienne, est un havre bien proté ...

Siwa, petite oasis à l'Est de l'Egypte, près de la frontière lybienne, est un havre bien protégé, longtemps hors d'atteinte des touristes et mêmes des autorités égyptiennes, et donc avec une culture et une langue à part, d'origine berbère.
Nous nous y sommes rendus d'Alexandrie par le bus de nuit, Judith, Pingoo, Diana et moi, pour deux petits jours faute de mieux. Le voyage fut éreintant : les trappes ouvertes du bus laissaient entrer l'air froid de la nuit sur le désert, alors que nous gigotions sans cesse sur des sièges trop durs que je ne pouvais même pas tenter de descendre sans que la nordique ou balte de derrière me demande de la relever.
Notre première vision de Siwa fut donc assez floue, traversée d'un petit village à 6h30 du matin sans remarqué les vestiges de la vieilles villes devant nous où la palmeraie sur notre gauche, tout obnibulés que nous étions par deux idées fixes : un lit et une douche. Ce que nous offrit l'agréable Palm Trees Hotel, avec son jardin rempli... bah de palmiers comme son nom l'indique et aussi d'une floppée de chats gourmands et chapardeurs. Une portée de chaton sera la cause de bien des retards, quelques me,bres du groupe ne pouvant s'empêcher de les carêsser avec des pouffements de cruche alors que les autres, un tantinet impatients, et surtout sadiques, voudraient plutôt les... non c'est trop horrible !
Après quelques heures de sommeil franchement pas volées, je descend prendre un thé dans le jardin, pour y trouver, l'air de rien, un de mes bons potes de l'école, un des trois chacals, et certainement mon meilleur partenaire de blagues néocoloniales. En fait, nous découvrirons très vite que de nombreux camarades ont profité de ces quelques jours de congé pour se rendre à l'oasis pendant la saison creuse, pourtant bien agréable alors qu'il ne fait pas encore trop chaud.
Se regroupant avec quelques bons spécimens de l'école, on trouve un chouette petit resto où, assit par terre, on engloutit des couscous en sirotant des jus de mangue ou de citron. Difficile de partir, mais on a beaucoup de choses à yeuter !
Très vite un programme s'esquisse : balade à pied cet aprem jusqu'aux quelques temples du coin (ça pouse vraiment partout dans ce pays, même dans "l'oasis cachée" !) et à la source de Cléopâtre. Demain, on a négocié une sortie en 4x4 dans le désert pour l'après-midi avec le serveur du resto. Le matin, on se ferait bien un peu de shopping dans le village, célèbre pour son artisanat, qui attire l'oeil par ses couleurs vives.
La ballade à pied, alors que nous refusons les "taxis" du coin, c'est à dire quatre planche de bois et un âne, pour profiter un peu de l'air du "large", nous ,ène jusqu'au temple de l'oracle, juché sur une petite colline. Pas grand chose à voir pour les amateurs de vieilles pierres, mais la ballade dans le dédale d'un vieux quartier abandonné car à moitié détruit par la pluie est sympa et la vue sur l'oasis, les lacs qui l'entoure et le désert est géniale. Le clou du spectacle reste un bébé fennec qui crie à la mort alors que je demande innocemment si sa mère ne serait pas le tas de poil mort là? Après l'avoir bien paniqué pour essayer de prendre une jolie photo, les membres du groupe perturbateurs du programme (vous savez, ceux qui pouffaient devant les chatons) consentent enfin à partir.
Le second temple d'Amon que l'on peut voir à Siwa ne présente pas non plus un grand intérêt à côté d'Abou Simbel ou de Karnak. En fait, il reste une colonne une petite porte, et, chose plus intéressante, un archéologue qui capte toute notre attention alors que nous dérangeons la sienne par nos gloussements, cris, combats...
La source de Cléopâtre est une des nombreuses sources du coin (on est dans une oasis, je vous le rappelle). Elle est froide, mais est célèbre parce que Cléopâtre y aurait un jour pris un bain. Nous y passons alors que le jour commence à fatiguer et que de nombreux siwis commencent à y affluer, sûrement pour s'amuser un peu et y faire leurs ablutions avant la prière du coucher du soleil (oasis cachée ou pas on n'échappe pas au muezzin et tout le tintouim en Egypte).
Cette balade nous permet aussi de voir quelques trucs intéressant : les nouvelles écoles dûes à la nouvelles politique du gouvernement, une rue qui, plus on se rapproche du centre ville, devient peu à peu jolie, colorée et riche...
Mais surtout nous découvrons que nous avons vraiment les pieds dans un endroit étrange : il est peuplé de nazgûls... POur ceux qui ne les connaissent pas il s'agit de personnages du Seigneur des Anneaux de Tolkien. En fait les femmes on en général une jolie robe bleu et un voile bleu tout à fait normal... sauf que à la place de leur visage, il y a un voil noir... Effet garanti, j'ai failli hurler de terreur à la première que j'ai vu. Et il est aussi impressionnant de voir foncer vers vous à toute vitesse une cariole dont la conductrice n'a pas de visage !
Donc la culture préservée de Siwa a des côtés très positifs (le couscous) et des côtés effrayants (les nazgûls).
La suite au prochaine épisode...
sinon le nazgul qui t a foncé dessus (et apparement ratée, dommage...) il criait bizarrement, ou pas? (si non ce ne sont que de pales copies de nazgul, et pas des originaux, qui, comme chacun le sait, pousse d effrayant cri strident). petit conseil, pour evitre que ca se reproduise debarasse toi au plus vite de l anneau (marion, frodon, ca rime)
bon ben sur ce, je te fais plein de bisoux (sniark sniark)
Lire ton récit ce matin dans mon bureau de Montataire provoque des sentiments biearres, mais ce qui dominerait, c'est MAIS POURQUOI JE NE SUIS PAS LA BAS? Ca fait vraiment envie et en plus, c'est bien narré! A quand le prchain épisode?
Petite précision: nous ne ferons aucune démarche pour accueillir en France un chat même égyptien...