Mardi 7 novembre 2006
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15:52
Mon séjour au Caire s'est d'abord déroulé dans cet hôtel bon marché, le New Palace, où touristes américains, européens ou arabes viennent côtoyer quelques égyptiens sans logis.
J'y ai rejoint Judith dès mon arrivée, accompagnée par Shams, un pote de sciences po de vieille date, franco-égyptien, et son cousin Shadi qui m'ont gentiment guidée lors de mes tout premiers pas dans la capitale.
Judith est allemande de Berlin, comme moi étudiante à sciences po Paris, mais dans le campus délocalisé de Nancy. Nous ne nous connaissions pas, mais sachant que nous partions au même endroit, nous avions arrangé notre rencontre dans cet hôtel par mail. Rencontre fort heureuse car nous sommes très vite devenue amie et avons profité de cela dans nos débuts ici. En effet il est toujours plus facile d'être deux dans une ville étrangère où l'on se sent quoiqu'on en veuille toujours intimidée, et il est d'autant plus confortable d'être deux lorsqu'on est une fille au Caire.
Le New Palace est un petit hôtel au Nord du centre ville, près de la rue Ramsès, dans un quartier très animé en soirée. J'y ai fait mes premiers pas et mes premières rencontres. Judith donc, mais aussi, Gamal, notre vieux voisin de chambre suicidaire, journaliste égyptien ancien émigré en France et en Australie, Abdulbassit, producteur de fims animés irakien, qui cherche avec douleur à échapper à la réalité de son pays, et qui a un comportement d'enfant autoritaire, un touriste syro-américain qui vit aux Etats-Unis et se réclame des deux nationalismes, et tout le staff de l'hôtel, Abdallah qui prétend parler français, le manager qui essaye de nous faire croire que sa grand-mère est allemande, et Reda, étudiant en anglais, qui depuis est devenu mon copain.
Judith, Abdulbassit, moi et Gamal.
Les chambres sont belles, sauf la notre, qui n'a aps de salle de bain, ce qui nous oblige à prendre notre douche qui, lorsqu'on arrive fraichement d'Europ semble vétuste, mais aujourd'hui me parait correcte. Les matins nous prenons nos petits déjeuners au restaurant, sur le toit de l'hotel, endroit bien fais et bien agréable, parfois en compagnie du chat de l'hôtel un persan au poil de cousin machin, ou d'un de nos amis.
Le restaurant de l'hôtel, sur le toit de l'immeuble
En bref, cet hôtel fut une introduction bien agréable à notre vie cairote, et nous a fait rencontrer des personnes extraordinaires, dont le dépressif Gamal et Reda qui font encore bien partie de notre vie.
Si j'utilise la première personne du pluriel, c'est parce que Judith et moi sommes très proches et nous l'étions particulièrement à cette période où nous partagions presque l'intégralité de notre temps, même si aujourd'hui nous avons lus d'indépendance.
J'y ai rejoint Judith dès mon arrivée, accompagnée par Shams, un pote de sciences po de vieille date, franco-égyptien, et son cousin Shadi qui m'ont gentiment guidée lors de mes tout premiers pas dans la capitale.
Judith est allemande de Berlin, comme moi étudiante à sciences po Paris, mais dans le campus délocalisé de Nancy. Nous ne nous connaissions pas, mais sachant que nous partions au même endroit, nous avions arrangé notre rencontre dans cet hôtel par mail. Rencontre fort heureuse car nous sommes très vite devenue amie et avons profité de cela dans nos débuts ici. En effet il est toujours plus facile d'être deux dans une ville étrangère où l'on se sent quoiqu'on en veuille toujours intimidée, et il est d'autant plus confortable d'être deux lorsqu'on est une fille au Caire.
Le New Palace est un petit hôtel au Nord du centre ville, près de la rue Ramsès, dans un quartier très animé en soirée. J'y ai fait mes premiers pas et mes premières rencontres. Judith donc, mais aussi, Gamal, notre vieux voisin de chambre suicidaire, journaliste égyptien ancien émigré en France et en Australie, Abdulbassit, producteur de fims animés irakien, qui cherche avec douleur à échapper à la réalité de son pays, et qui a un comportement d'enfant autoritaire, un touriste syro-américain qui vit aux Etats-Unis et se réclame des deux nationalismes, et tout le staff de l'hôtel, Abdallah qui prétend parler français, le manager qui essaye de nous faire croire que sa grand-mère est allemande, et Reda, étudiant en anglais, qui depuis est devenu mon copain.
Judith, Abdulbassit, moi et Gamal.
Les chambres sont belles, sauf la notre, qui n'a aps de salle de bain, ce qui nous oblige à prendre notre douche qui, lorsqu'on arrive fraichement d'Europ semble vétuste, mais aujourd'hui me parait correcte. Les matins nous prenons nos petits déjeuners au restaurant, sur le toit de l'hotel, endroit bien fais et bien agréable, parfois en compagnie du chat de l'hôtel un persan au poil de cousin machin, ou d'un de nos amis.
Le restaurant de l'hôtel, sur le toit de l'immeubleEn bref, cet hôtel fut une introduction bien agréable à notre vie cairote, et nous a fait rencontrer des personnes extraordinaires, dont le dépressif Gamal et Reda qui font encore bien partie de notre vie.
Si j'utilise la première personne du pluriel, c'est parce que Judith et moi sommes très proches et nous l'étions particulièrement à cette période où nous partagions presque l'intégralité de notre temps, même si aujourd'hui nous avons lus d'indépendance.

A vous la parole