Le blog

Concours

Images aléatoires

  • h-9-ill-887653-sarkozy.jpg
  • imgp0101.jpg
  • dcp-2082.jpg

Publicité

Jeudi 8 mai 2008
Par Pom
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 novembre 2007
Notre tout récent président s'implique sur toutes les scènes, donne son opinion sur tous les sujets, prone le travail acharné et nous montre lui même l'exemple en se proposant d'agir sur tout et je serais tenté de dire n'importe quoi.
Ainsi il a promis d'aller lui-même, en grand héros, chercher les français de l'association Arche de Noé arrêtés par les autorités tchadiennes. Simple rappel des faits : cette organisation humanitaire avait installé avec l'accord des autorités locales un centre pour enfant au Tchad, qui se proposait de prendre en charge les enfants orphelins, mais aussi des enfants confiés par des parents qui admettainet ne pouvoir en assumer la charge. Juste là un projet plutôt intéressant. Mais ce que les autorités tchadiennes ignoraient, de même que les parents des enfants confiés, c'est qu'une partie de ces enfants étaient ensuite envoyés en France pour y être adoptés ou pris en charge EN TOUTE ILLEGALITE. Personnellement je trouve ce porcédé honteux, mais sans discuter de la moralité de cette action, il est évident qu'elle était totalement illégale et répréhensible par la loi tchadienne.
En effet, les accords internationaux prévoient que lorsque un délit est puni sur un territoire par des ressortissants étrangers, c'est la loi locale et les juridictions locales qui doivent  être compétentes.
Il est donc contraire au droit de demander à ce que les français soit jugé en France. C'est faire fi de nos engagements, et c'est effectivement gravement insulter l'Etat tchadien.

Imaginons un instant qu'un étranger comettent un délit sur le sol français et que les autorités de son pays refusent que la justice française s'exerce... Que dirait alors notre cher président, fier défenseur du respect total des règles par les immigrés. On ne peut pas exiger que les étrangers soient irréprochables en France et refuser que les Français qui ne respectent pas les lois de leur pays d'acceuil soient condamnés.
Le Tchad n'est certainement pas un pays doux. En voyageant, on prend le risque et l'on s'expose à des justices parfois très répressives. Certains français en font les frais en commettant des délits dont ils ignorent l'importance dans leur pays d'accueil. Mais là, il s'agit d'un délit commis en toute âme et conscience.
Refuser que les français soient soumis à la loi étrangère, c'est retomber dans ce sentiment malsain de supériorité qui caractérise trop souvent la france à l'égard du monde, et qui a justifié des choses aussi condamnables que la colonisation.
Par Pom - Publié dans : malikalildounia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 novembre 2007
Et oui, je me met à la page et adopte le rupture style... enfin vous verrez que pas forcément !
Que de péripéties depuis mon dernier article. Depuis je suis partie dans le Sinaï à Dahab, puis j'ai quitté mon pays d'adoption dans des adieux déchirants, j'ai fait un stage pendant l'été au Minsitère de l'Intérieur, j'ai fait ma rentrée à Sciences Po, et je suis repartie ne Egypte pour la Toussaint, avant de me retrouver là, dans mon appart parisien, à avoir envie de nouveau de raconter ma vie comme paraît-il le commun des internautes.
Donc voilà, en clair, I am back on the place !
Par Pom - Publié dans : Chroniques cairotes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 mai 2007
Chronique
Ouverture, par Robert Solé
LE MONDE | 15.05.07 | 13h19

ans cette brasserie parisienne où il lui avait discrètement donné rendez-vous, l'émissaire du président élu est allé droit au but : "Je serai franc. Vous n'étiez pas le premier choix de Nicolas. Pour ce portefeuille, il avait d'abord pensé à Bernard Tapie, puis à Carla Bruni. Mais le premier voulait tout casser et l'autre nous endormait. Cependant, dès que votre nom a été avancé, toute l'équipe a manifesté son enthousiasme. Si quelqu'un symbolise l'ouverture, c'est bien vous !"

 

Ma voisine de palier ne s'y attendait vraiment pas, je peux en témoigner. Pour cacher son trouble, elle a avalé une gorgée de jus d'orange. "Et que ferais-je comme ministre de la rupture tranquille ?", a demandé cette ménagère de 50 ans. L'homme s'est énervé : "Mais rompre, voyons ! Rompre tranquillement." Elle a demandé à réfléchir.

Je crois qu'ils vont proposer le poste à l'abbé Guy Gilbert, le curé des loubards, crinière et santiags. Quant au ministère de la repentance et de l'identité culturelle, il irait à la soeur du fromager, une baroudeuse très Mai 68, qui a un poster de Che Guevara dans son salon.


Robert Solé
Article paru dans l'édition du 16.05.07
Par Pom - Publié dans : et pendant ce temps là, dans l'Hexagone...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 mai 2007
 
Les deux pôles politiques français nous proposent deux modèle de société bien différents… moi j'ai personnellement choisi proposé par Royal.  Mes explications dans une description comparée des deux candidats restants. Le style est sérieux c parce que j'ai rédigé ce texte pour un tract. Et si le ton peut parfois sembler amer, le débat est bien sûr ouvert !
 
Dans le domaine économique :
   Le programme de Nicolas Sarkozy est clairement libéral et remet en cause les acquis sociaux des travailleurs, notamment avec la facilitation des licenciements économiques. Il culpabilise les chômeurs en leur conditionnant les allocations chômages à des critères peu réalistes et en obligeant les RMIstes à réaliser des travaux d’intérêt général. L’exonération des heures supplémentaires remet en cause le partage du travail en empêchant la création d’emplois et ne garantit pas la possibilité libre des travailleurs à travailler plus pour gagner plus puisque la décision d’accorder des heures supplémentaires ne revient jamais au salarié. Nicolas Sarkozy propose de baisser les impôts progressifs sans toucher vraiment aux impôts injustes comme la TVA ou la taxe d’habitation. C’est remettre en cause la redistribution et en même temps défavoriser la croissance. Il s’autoproclame défenseur de la méritocratie tout en se proposant baisser les impôts sur les héritages. De plus la baisse des impôt progressifs sur le revenu et sur les héritages est très coûteuse pour tous les Français tout en ne rapportant surtout qu’aux plus riches.
   Ségolène Royal, tout en insistant sur la protection sociale, propose un programme efficace pour aider les entreprises françaises : encouragement de l’entreprenariat, réservation d’une partie du marché public au PME, exonérations de charges sociales et aides publiques modulées selon le comportement des entreprises, création d’une agence nationale de réindustrialisation, instauration de taux planchers sur l’imposition des sociétés. Pour éviter les crises trop nombreuses et coûteuses en France entre les salariés et les dirigeants, Royal refuse le déséquilibre en faveur des dirigeants proposé par Sarkozy et propose d’ouvrir le syndicalisme à tous et d’en faire un instrument de dialogue et de négociation et non plus seulement d’opposition, situation qui est souvent le résultat du déséquilibre du dialogue en faveur des dirigeants, obligeant ainsi les travailleurs à choisir des moyens d’expression radicaux. Elle prend aussi en compte l’importance de la demande dans le phénomène de croissance et propose d’augmenter le pouvoir d’achat des français, avec un SMIC plus élevé, de fortes indemnisations chômage et un taux à prêt zéro pour les jeunes. En voulant créer des emplois aidés pour les jeunes au chômage, supprimés sans raisons par la droite, elle propose des solutions concrètes et non imaginées au chômage des jeunes, contrairement à une droite qui croit aveuglément dans des recettes de cuisine économiques pourtant largement contredites par les réalités comme en une panacée.
   Un exemple parfait de cet aveuglement idéologique est la proposition de Monsieur Sarkozy de réduire la dette publique. Outre le fait que la dette publique s’est accrue surtout sous les gouvernements de droite (elle a même reculé sous le gouvernement Jospin), le taux d’endettement de la France est largement inférieur à la moyenne européenne et même au Japon, qui a un taux impressionnant de plus de 160 % ! Alors que chercher à la réduire absolument aurait un fort effet dépressif sur la croissance, déjà peu dynamique.
La droite n’a très souvent pour seul argument que sa prétendue efficacité économique, argument pourtant largement contestable au vu des bilans respectifs du quinquennat Jospin et du quinquennat UMP. Plus de quatre fois plus de créations d’emplois sous le gouvernement de la gauche, une croissance bien plus forte (2,7% au lieu de 1,7% pour la droite) montrent que la casse sociale n’est pas nécessaire à la réussite économique, bien au contraire. Et ce bilan, Sarkozy, chef du parti au pouvoir, ancien ministre de l’Intérieur mais aussi de l’Economie, en est bien responsable. Le Parti Socialiste, qui compte de nombreux grands économistes français dans ses rangs et qui cherche ses inspirations économiques dans les plus grands auteurs, propose une véritable vision économique, alliant l’efficacité aux exigences morales et humaines des Français.
 
 
Dans le domaine de la justice et de la sécurité :
   Fidèle à son habitude, Nicolas Sarkozy prône la tolérance zéro. Pourtant le bilan de son passage au Ministère de l’intérieur a montré les limites du tout-répressif. Et ce alors que ses mesures vont souvent à l’encontre des principes humains et démocratiques qui doivent encadrer la justice. Ainsi son programme remet en cause le statut des mineurs, intervient dans le travail du juge en voulant instaurer des peines planchers. Encore une fois, il joue sur la culpabilisation d’une partie des Français en proposant de placer sous tutelle les allocations des parents qui n’assument pas leur obligation, sans que ce « délit » ne soit vraiment précisé et risquant par là de mettre en difficulté des familles déjà fragiles. Enfin, Sarkozy, partisan de la rupture et de la modernité, joue sur la nostalgie de la France d’avant en proposant d’instaurer une note de discipline dans les écoles, pensant peut-être trouver là une solution aux complexes problèmes sociaux à l’origine de la délinquance.
   Le programme de Madame Royale comporte beaucoup plus de points sur la justice et la sécurité que celui de Monsieur Sarkozy : tout en ne jouant pas sur les peurs des français et les clichés faciles, elle propose de nombreuses solutions alliant fermeté et humanité aux problèmes de sécurité en France. Ainsi elle ne se préoccupe pas seulement de la punition mais aussi de la réinsertion sociale des criminels et délinquants, et insiste sur l’importance de la prévention qui ne doit pas être effacée par la répression : les centres éducatifs doivent être préférés à la prison pour les mineurs. Elle prend en compte l’urgence pénitentiaire en France qui remet en cause les droits de l’homme et la réinsertion paisible des anciens condamnés, par exemple en proposant la création d’un organe indépendant de contrôle des prisons. Et ceux sans oublier les victimes, qui avant toute vengeance ont besoin d’être aidés dans le douloureux processus de la justice, en facilitant les plaintes, par Internet par exemple, et en améliorant l’accueil des victimes par la police.  Enfin, elle propose d’augmenter les moyens de la police et de la justice, qui demandent un effort urgent. Sans police efficace, pas seulement répressive mais aussi au service de la communauté, mais aussi sans justice efficace, c'est-à-dire capable de permettre à la victime et au coupable de s’intégrer de nouveau à la société, il n’y aura pas de paix et de sécurité.
 
 
Dans le domaine de l’école :
Deux conceptions fortes de l’éducation et même de son rôle s’affrontent dans les deux programmes. Pour MonsieurSarkozy, il s’agit de s’intéresser seulement à ceux qui réussissent. Sous le prétexte de la méritocratie, qui n’a de sens que si chacun a les mêmes chances au départ, le candidat de la droite propose de n’aider que ceux qui réussissent déjà, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas besoin qu’on les aide. Ainsi la suppression de la carte scolaire stratifierait les élèves dès leur plus jeune âge entre les bons et les mauvais, or si Bourdieu n’est plus là pour nous le rappeler, nous nous souvenons que dans le plus jeune âge particulièrement les résultats dépendent du milieu social que des compétences d’un enfant encore en construction. De même, il compte encourager le privé, au risque de créer un modèle à l’anglo-saxonne où seule la partie qui a les moyens de payer le privé a accès à une éducation correcte, la dernière étant abandonnée à un système public délaissé et donc de moins en moins performant. Il est d’ailleurs surprenant de voir à quel point Monsieur Sarkozy ne s’inspire du modèle anglo-saxon que dans les domaines où l’échec de celui-ci n’est plus à prouver. L’élitisme transpire quand Nicolas Sarkozy propose de créer des filières d’excellence dans tous les lycées.
Face à ce modèle qui ne laisse sa chance qu’aux plus forts par leur patrimoine financier et culturel, Ségolène Royal propose l’école qui donne des chances à tous. En instaurant l’école obligatoire dès 3 ans et donc favorisant la mixité et l’échange dès le plus jeune âge, en proposant du soutien scolaire gratuit pour tous, en voulant remodeler la carte scolaire pour empêcher la création de zones déshéritées et combattre la ségrégation spatiale, en voulant créer un service public d’orientation, en renforçant le travail dans les ZEP, la candidate de la gauche a fait le choix de n’abandonner personne.
 
 
Dans le domaine du logement :
   La crise du logement est actuellement grave en France. Visiblement Sarkozy n’a pas compris l’urgence du sujet, puisqu’il ne propose pas grand-chose, à part cette belle promesse de construction de 700000 logements en 10 ans. Quand on sait que durant le mandat passé, la construction a largement décollé en progression de 40% par rapport à 2002 sans pour autant que la crise diminue, on comprend vite que le problème n’est pas dans l’inexistence de l’offre, mais dans son prix bien trop élevé pour le budget de beaucoup de français. Or le haut de gamme est privilégié, et la crise n’est pas résorbée.
   Les Français a plutôt besoin de logement sociaux et d’aides aux logements : on compte 315000 demandeurs de logements sociaux rien qu’en Ile de France. Mais la droite qui se propose d’aider les plus démunis tout en rejetant les assistés, rejette encore une fois le partage et la mixité : certaines communes, comme Neuilly-sur Seine, Vaucresson ou Le Raincy, restent même ostensiblement sous le seuil de 5%, bien loin des 20% prévus par la loi. Ségolène Royal propose elle la construction de 120000 logements sociaux par an et de permettre à l’Etat de se substituer à ces communes qui refusent d’en construire.
   D’autres part, elle propose de nombreuses mesures pour faciliter l’accès des Français au logement : augmentation des allocations logements, création d’un service de caution et extension des prêts à taux zéro. Et pour éviter la spéculation immobilière, elle envisage l’acquisition par les communes des logements vides spéculatifs.
   Une fois encore, le programme de Monsieur Sarkozy brille par son peu de propositions concrètes et par son acharnement idéologique contre-productif.
 
 
Dans le domaine de l’écologie :
Nicolas Sarkozy a affirmé « On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage ». Puis a ajouté "Hier, on faisait trop. Aujourd'hui, on a la tentation de ne plus rien faire."  Est-ce pour justifier le vide de son programme écologique ?
La candidate socialiste a elle pris acte de l’urgence écologique qui menace la planète. Elle propose en outre du contenu du pacte écologique de Nicolas Hulot l’application du principe pollueur-payeur, l’augmentation de la part de la production de l’énergie issue de sources renouvelables à 20% d’ici à 2012, la généralisation de l’isolation et des économies d’énergie dans les logements, l’arrêt de la culture d’OGM en plein champs et le lancement d’un grand débat public à ce sujet.
Ce ne sont que quelques unes de ces propositions, qui foisonnent en contraste avec le pauvre programme de Sarkozy : un vague « taxer la pollution plutôt que le travail », le refus de penser autre chose que le nucléaire et la très floue promotion d’un droit international de l’environnement.
Par son programme, par la tradition du Parti Socialiste notamment d’alliance avec le parti des Verts, Ségolène Royal montre son attachement à respecter notre environnement à travers des propositions claires et efficaces. Elle se démarque d’une droite prête à sacrifier l’environnement pour les profits de quelques uns.
 
 
Conclusion
   Au dernier meeting de l’UMP, Sarkozy a clairement réaffirmé ses positions, désignant ses boucs émissaires "l'assistanat, l'égalitarisme, le nivellement, les 35 heures".Ainsi de nouveau il culpabilise ceux qui n’ont rien et ont besoin des autres, et dans le même temps ceux qui veulent les aider. Pire, il se propose de redéfinir une morale française et de désigner le bien et le mal. Mais le bien et le mal, tout comme l’identité nationale, ne sont pas du ressort de l’Etat et n’appartiennent pas à un homme. Et comment ne pas faire le lien avec le discours manichéen de George W. Bush et sa vision simpliste du monde ?
La société que nous propose Ségolène Royale est une société basée sur la solidarité et le partage, où personne ne doit être laissé sur le bord de la route, et où nous devons construire ensemble le bonheur et la paix (sans laquelle le premier est impossible) pour les générations futures. Il s’agit d’un véritable projet socialiste, que je souhaite voir gagner.
Par Pom - Publié dans : et pendant ce temps là, dans l'Hexagone...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus